:: Départ 7h30 :: Retour 19h
Vous partez pour une découverte unique au monde, un arbre qui ne pousse nulle part ailleurs qu'au Maroc, l'arganier. Avec ses 800 000 hectares et ses 20 millions d'arbres, l'arganeraie constitue la deuxième essence forestière du Maroc. Cet arbre possède un grand intérêt économique, car sert à de multiples usages tels que le bois qui est utilisé comme combustible, les feuilles et les fruits qui constituent un fourrage pour les caprins et les camelins.
Il représente aussi un moyen de lutter contre la désertification rampante et est surtout source de revenus pour des populations livrées à la précarité et à l'exclusion dans cette région.
Au gré d'un virage, il est fréquent et amusant de voir des chèvres hissées sur les branches de l'arganier, se nourrissant de jeunes pousses et de son fruit, laissant le noyau (ou amande) qu'il contient, au service de l'homme qui le ramasse et l'exploite pour la fabrication de l'huile.
A environ 170 kms de Marrakech, Essaouira, ancienne cité fortifiée portugaise autrefois appelée Mogador, surgit dans ses contrastes blancs et bleus à la lumière du jour, et roses quand le soleil vient caresser ses remparts, ville d'artistes (peintres, musiciens, écrivains...), d'artisans (travail du bois de thuya, bijouterie, tissage...) et de la musique sacrée gnaoua (Festival de la musique Gnaoua chaque dernière semaine de juin).
La médina pittoresque est animée par le mode de vie local, son port nous fait revenir à des siècles passés, où l'on peut déguster sur place le poisson frais du jour.
Sur le chemin du retour, à 20 kms d'Essaouira, une halte s'impose dans une coopérative féminine de production d'huile d'argan et de produits dérivés qui vous dévoilera tous ses secrets, utilisée tant en alimentation humaine qu'en cosmétologie et médecine traditionnelle.
En dehors de la volonté de préserver cet arbre séculaire, les coopératives sont aussi l'origine d'une nouvelle vie pour les femmes qui y travaillent dans la joie. Veuves ou divorcées pour la plupart, elles ne pouvaient ni sortir de chez elles, ni nourrir leurs enfants et subvenir aux besoins primaires de leur famille. Grâce à cette activité relancée, elles ont pu se réadapter dans une vie professionnelle et regagner leur dignité d'être humain.